Lundi 19 janvier 2009
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Publié dans : Carnet de notes
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Il n'a pas échappé aux amateurs de courses automobiles (les autres s'en foutent, et c'est leur droit, et c'est le nôtre d'aimer ça...) que le Dakar, après trente ans d'Afrique a émigré vers de nouvelles contrées, en Amérique du Sud. L'Argentine, le Chili...
Le Chili, je ne connais pas. Mais j'ai eu le plaisir de découvrir l'Argentine il y a deux ans. Du moins une petite partie de cet immense pays, grand comme cinq fois la France. C'est le pays des grands espaces, dont la plus grande partie est extrêmement peu peuplée, puisque treize des quarante millions d'Argentins s'agglutinent dans le Gran Buenos Aires.
Pour le découvrir en toute liberté, j'y suis allé avec un ami russe, on a emprunté, en toute simplicité un break Allroad à transmission intégrale chez Audi Argentina, et on a taillé la route..
.
Tailler la route, c'est le mot juste ! Des immenses lignes droites qui griffent le paysage permettent de s'offrir des pointes de vitesse de l'ordre de 250 km/h et plus pendant cinquante ou soixante-dix kilomètres de rang, sans lever ! Et parfois, on crapahute dans des fondrières à deux à l'heure pour ne pas casser la voiture...
Ce que je me propose de vous raconter en images, ce n'est pas le Dakar Argentina 2009, c'est mon Argentine à moi.
Vous me suivez ?
Avant... Après !
Voilà comment se présentait notre belle Audi Allroad à sa sortie du siège de la marque à Buenos Aires.
Propre comme un sou neuf...
Et voilà à quoi je l'ai réduite après 3000 kilomètres parcourus à bride abattue ! A une mosquito killer....






Le plaisir d'attaquer sans arrière pensée sur une piste
sablonneuse, bien glisssante, au volant de cette Audi Allroad, décidément apte à tous les usages, même les plus extrêmes...
Petit à petit, nous progressons sur des pistes très roulantes, de manière
surprenante, pour passer du désert de Talampaye vers la très fameuse Valle de la luna, dans un décor désolé et saisissant.
ça y est, nous voilà à pied d'oeuvre.... les falaises d'ocre rouge de la Valle
de la luna se profilent droit devant...
Impressionnant... La réputation de la Valle de la luna, sur les dépliants
touristiques, n'est pas usurpée...
On était arrivé en fin d'après midi, avec une lumière déclinante et un peu
triste. Et puis miracle... le soleil est ressorti pour éclairer la falaise, qui alors a dévoilé toute sa majesté...
Le parc provincial d'Ischigalasto, plus couramment appelé Valle de la
luna, est un site préhistorique (où l'on trouve encore des restes de dinausaures) classé au patrimoine de l'humanité. Les Argentins en sont particulièrement fiers, comme en témoigne cet
attendrissant chromo naïf photographié dans le hall d'un petit motel de la région.
Voilà... Cette fois la nuit tombe sur la Valle de la luna. Il est temps de
reprendre la route, direction le sud, et Buenos Aires.
Notre Audi Allroad, s'est montrée aussi à l'aise sur les pistes
sablonneuses que sur le bitume...
La Rioja, Patqua, les petites bourgades, assoupies sous le soleil, s'égrènent en
direction du nord. Nous arrivons presque à pied d'oeuvre. Talampaya est à 150 kilomètres, la Valle de la luna à moins de 200.
Une halte dans le village de Talampaya. Il faut trouver où dormir. Il faudra se
contenter d'un motel miteux infesté de cafards et d'insectes qui viennent cogner et mourir en masse contre les volets de la chambre hermétiquement clos... Puis, au matin, avant de fuir vers des
lieux plus hospitaliers, un petit déjeuner autour d'un café infâme sous cette toile naïve qui évoque la population indienne, les premiers occupants de l'Argentine.
Le désert nous tend les bras, avec au loin les premiers reliefs montagneux de la
Cordillière.
Après avoir laissé derrière nous les petites villes de La Rioja et
Patquia, nous attaquons le désert de Talampaya qui s'étend au pied de la cordillière des Andes. Les routes sont encore très bonnes, mais quasi désertiques. Et l'on peut couper au travers, en
empruntant des pistes très roulantes, entre quelques maigres cultures qui le disputent aux cailloux.
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