Les vieilles américaines, poussives et ahanantes, ont le droit de
s'abreuver à l'oasis aussi ancienne qu'elles...
Une Ford Crestline/Customline de 1953 circulant à
Vignales, à l'ouest de l'ile. Cette voiture fut une basique de la production américaine. Elle est toujours une basique... à Cuba aujourd'hui !
Partout à Cuba, en ville comme dans les campagnes les plus reculées, les
américaines restent présentes, même aux côtés d'un moderne utilitaire Citroën, sans doute plus fiable et serviable, mais tellement moins glamour.
Un grand classique des populaires américaines de collection.
Celle-ci est entretenue à Cuba aussi amoureusement qu'aux Etats Unis. Où sommes nous ? Au creux de l'ile ? Ou bien au fin fond du middle west ?
A Santa Clara, ville connue pour ayant été une étape décisive
dans la révolution castriste de 59 (elle a été prise par Che Guevarra, elle est aujourd'hui essentiellement remarquable par le mausolée érigé par Fidel au Che et aux révolutionnaires morts pour
la cause), cette Pontiac Chieftain, munie de indispensables bandeaux de pare brise, voisine tranquillement avec les cyclistes qui n'ont pas les moyens de se payer une voiture.
Kingsway : les reines de la route. Cette Dodge a fini la sienne au bord d'un trottoir à Cuba
en 1958, quand le dictateur Batista, fier comme un bar tabac, avait inauguré les premiers pacmètres de l'Ile. Un des premiers gestes des révolutionnaires a été de les arracher. Il ne sont jamais
réapparu depuis... Chiche, on fait pareil ?
Il n'y a pas que les américaines à Cuba. Il y a aussi
quelques françaises (Simca Aronde, Peugeot 404, Renault Dauphine !), quelques anglaises aussi, telle cette Morris Minor Traveller aux bois parfaitement restaurés, peinte d'une couleur "flashy" et
affublée, comme beaucoup, de jantes type "wolfrace" parfaitement apocryphes...
A Cuba, les "vrais" garages, comme on les connait en Occident, sont
rarissimes. Là-bas, c'est le règne de la débrouille. Les réparations se font à la fortune du pot, sur un bout de trottoir. En toute décontraction. On a tout le temps devant soi, y compris celui
de machouiller son précieux bout de cigare...
Tout a basculé en janvier 1959. Le dictateur Batista s'est enfui
avec la caisse, Fidel Castro s'est installé à La Havane avec "le che" Guevara. Pourtant, cette Chevrolet Impala, datant de 1960, l'une des toutes dernières sans doute, a encore trouvé le chemin
de l'Ile, malgré l'instauration du blocus américain...
Cette populaire décapotable américaine a trouvé à Cuba une nouvelle jeunesse,
restaurée avec soin pour les besoins publicitaires d'une bodega (bar à mojito) de La Havane.
Commentaires